Background

Bienvenue sur le site de la SAVAMA-DCI Notre mission est la préservation et la valorisation des manuscrits en langue arabe de Tombouctou, patrimoine culturel et islamique du Mali, mémoire collective de l'Afrique et partie intégrante du patrimoine de l'humanité. Ce site a pour objet de vous donner de plus amples informations sur les manuscrits de Tombouctou et sur les efforts de tous les acteurs (bibliothèques de manuscrits, partenaires institutionnels et bailleurs) autour de ces trésors. Vous y trouverez les principaux évènements passés et à venir à l’ONG SAVAMA-DCI, les activités et une galerie de photos et de vidéos témoignant des actions entreprises. A partir du site, vous pouvez interagir avec les équipes de la SAVAMA-DCI et d’autres membres inscrits sur des sujets qui vous intéressent sur les manuscrits. N'hésitez pas à vous inscrire sur le site en allant dans l'espace membre pour pouvoir interagir avec le personnel en temps réel en faveur de notre patrimoine commun. Une fois inscrits sur le site (Espace Membre), vous pouvez : • Participer au forum (lancer un débat, réagir à un débat, poser ou répondre à une question …) • Recevoir la lettre d’information • Réagir à un article ou un évènement, etc. Nous espérons que ce site sera à la hauteur de vos attentes. L’équipe de la SAVAMA-DCI est à votre disposition pour tout échange et toute suggestion utiles. English Welcome to the website of the SAVAMA-DCI NGO Our concern is the preservation and enhancement of the Timbuktu Arabic manuscripts that constitute the Islamic cultural heritage of Mali, Africa's collective memory and part of the World heritage. This website aims at providing you more information on the manuscripts of Timbuktu and the efforts of all stakeholders (manuscript libraries, institutional partners and donors) around these treasures. You will find the SAVAMA-DCI NGO’s main events (past and upcoming) related to manuscripts, a gallery of photos and videos showing the undertaken activities. From this website, you can interact with the SAVAMA-DCI teams and other members on manuscripts and topics in which you are interested. So, please do not hesitate to register on the website by going to the member area to interact with staff in real time for the sake of our common heritage. Once registered (Members Area), you can: • Participate in the forum (start a debate, discuss, ask or answer a question ...) • Receive the newsletter • React to an article or event, appreciate anything on the website, etc.. We hope that this website will meet your expectations. The SAVAMA-DCI team is at your disposal for any exchange or useful suggestions. Thank you

 

De gauche à droite: Georges Penato, Consul honoraire du Mali - Alfadoulou Abdoulahi, représentant de la Bibliothèque Mamma Haïdara de Tombouctou, chercheur dans le domaine de la numérisation des manuscrits et Président du Collectif des Maliens de Rhône-Alpes - Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil Régional Rhône-Alpes - et le Directeur Général de l'INSA de Lyon.

Image par: Pierre-Alexandre Bevand, journaliste à Métro Lyon.



Ajouté le 20/01/2013 par Alfadoulou - 0 réaction(s)

Le Mali est une terre de très ancienne culture qui s’est imposée  au fil des siècles.  A travers l’histoire cette culture a été chantée et magnifiée, elle a eu ses lettres de noblesse et elle est devenue une marque distinctive. Il est important de noter que le Nord Mali est caractérisé par son immensité, sa diversité ethnique, sa diversité culturelle, sa richesse touristique, ses potentialités agricoles et pastorales. Il est aussi comme le désert un lieu de grande rigueur et de manque, faible densité, faible pluviométrie, difficultés d’approvisionnement en eau malgré une importante nappe phréatique. Le nord est aussi un lieu de trop : trop d’espace, trop de soleil, trop de silence marqué depuis  des décennies par des troubles récurrents, une insécurité larvaire, un banditisme présent qui se traduit par des enlèvements de véhicules, de bétail, des prises d’otages. L’immensité de son territoire en a fait par la force des choses un lieu mystérieux avec la présence de diverses forces, divers trafics, diverses influences.

 

Depuis trois décennies, d’importantes actions ont été entreprises dans le sens de la renaissance culturelle. Des milliers de manuscrits ont été sauvegardés, des actions de protection, de vulgarisation et d’exploitation ont été entreprises, mais des événements graves ont comme arrêté le cours des événements, ralentissant ou compromettant. Cependant, c’est le moment où nous ne devons pas baisser les bras. Il faut que des actions soient entreprises pour résister à ce courant néfaste de l’histoire. Dans ce cadre beaucoup d’actions peuvent et doivent être entreprises. Nous pensons à des conférences, échanges et débats pour montrer l’importance des manuscrits, leur utilité en ces moments trouble, de flottement et de perturbation. Les manuscrits sont des témoins privilégiés, des guides et des conseillers, garants du passé, supports du présent et lumière sur l’avenir. Leur contenu est tout ce qu’il y a de précieux pour un regard critique et objectif sur les événements en vue d’en tirer le meilleur parti, changer de façon positive le cours des événements en s’inspirant des expériences passées, des règlements anciens, des vérités premières qui ont fait la force de nos devanciers, leur énergie vitale et perpétuelle.

 

Il nous appartient donc de mettre l’accent, un accent fort et puissant sur la sensibilisation sur l’importance des manuscrits en touchant la fibre sensible de l’individu. Bien sur qu’une certaine visibilité a vu le jour avec l’institut Ahmed Baba, les bibliothèques Mamma Haïdara, Allimam Essayouti, Al Wangari, Fondo Kati, Al Moustapha Konaté de Maïgala. Ceci pourtant n’est que la partie visible de l’iceberg. Ces actions importantes doivent être comme la récompense de grands efforts consentis. Jusque là ce constat apparaît comme un privilège, une faveur restrictive.

 

Il y a donc nécessité de passer à une autre étape, celle de la vulgarisation des manuscrits, leur connaissance par le plus grand nombre. L’intérêt de cette connaissance et reconnaissance généralisée doit amener à une exploitation véritable qui a des avantages certains. L’exploitation des manuscrits nourrit le développement socio culturel durable. Dans cette lancée s’ouvrira la perspective d’organisation d’expositions de manuscrits, leur multiplication, leur pérennisation, leur diversification à travers diverses thématiques comme les manuscrits traitant de la résolution des conflits, les manuscrits ayant trait à la paix, les manuscrits scientifiques. Il s’agit d’arriver à des expositions ponctuelles, événementielles, circonstancielles ou permanentes et même des salons. Les lieux en seront les grands centres urbains, l’extérieur, dans un élan d’ouverture et de conquête pour convaincre et asseoir la notoriété d’une activité vitale pour la culture et l’économie. La vocation première demeurant la connaissance de notre patrimoine par les autres, notre capacité de contribuer à la civilisation de l’universel.

 

L’objectif demeurant  la poursuite des activités afin de rénover et réhabiliter des bibliothèques qui n’ont pas encore bénéficié d’appui dans le domaine. Ces activités auront pour conséquence d’asseoir l’idée que la progression est possible et essentielle dans le domaine.

 

La sensibilisation, la formation et l’information restent fondamentales pour un meilleur développement du secteur. Il faut que tous les acteurs puissent s’approprier les connaissances essentielles qui s’inscrivent dans une logique de transformation positive.

 

Des recherches ont été effectuées et donnent toute la mesure des efforts fournis, aussi nous pouvons dire sans risque de nous tromper que la SAVAMA DCI peut contribuer au retour de la paix et à sa consolidation. Il est établi que beaucoup de manuscrits traitent de la cohabitation des hommes, de la prévention et de la résolution des conflits, de la gestion des terres et préoccupations liées à la cohabitation, de la consolidation des repères pour le maintien de l’équilibre social. Cependant à ce jour peu d’études critiques, de commentaires et de traductions ont été faites. Il est donc opportun de s’engager dans cette voie pour vulgariser par des travaux de recherche, des échanges, des conférences et débats, des ateliers thématiques, des cercles de réflexion, des séminaires, des fora, des tables rondes, des symposiums avec des étudiants et chercheurs, des hommes de culture, des leaders d’opinion.

 

Le milieu scolaire constitue le potentiel qui dispose de l’engouement de la jeunesse et de l’ambition qui peuvent être exploités pour asseoir les bases d’une construction solide. A travers des cours, des débats, des cercles de discussion se créé et se consolide l’énergie vitale capable d’opérer les changements fondamentaux.

 

Les étudiants et chercheurs participent d’une autre dynamique avec un niveau plus élevé de recherche sur des thèmes spécifiques, une recherche orientée et soutenue. Cette action aura le mérite de donner beaucoup plus de visibilité et l’avantage de préparer le terrain, un terrain bien balisé en conformité avec l’actualité.

 

Les hommes de culture, principaux animateurs de la scène, gardiens des traditions et pratiques ont un rôle important à jouer étant portes paroles, portes voix  et repères, leur dynamisme conforte et pérennise. La culture dont il est dit qu’elle humanise.

 

Les leaders religieux et d’opinion apporteront à la matière leur caution et rassurent quant à l’exploitation de toutes ces connaissances dans les pratiques quotidiennes. Ainsi est liée la vie pratique à ce qui est consigné dans les manuscrits.

 

Auteurs:

Chirfi Alpha SANE et Abdel Kader HAÏDARA

Tombouctou

 

Source : www.essor.ml



Ajouté le 06/12/2012 par SAVAMA-DCI - 0 réaction(s)

Cheikh Abdel Kader HAÏDARA elevé au grade de Docteur HONORIS CAUSA de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon - ENS

Pour la première fois, un bibliothécaire malien est fait Docteur honoris causa d’une grande école européenne. C’est l’Ecole normale supérieure de Lyon en France qui vient de décerner ce titre à Abdel Kader Haïdara, promoteur de la bibliothèque Mamma Haïdara de Tombouctou. La distinction lui été remise le 11 octobre dernier à Lyon. L’ENS de Lyon honorait le même jour d’autres personnalités de la science : Michael Ellis Fisher et Josefina Gomez Mendoza, respectivement un physicien anglais et une géographe espagnole.

Le doctorat honoris causa est une marque de distinction offerte par une université, l’ENS dans le cas d’espèce, à une personnalité qui s’est distinguée dans un domaine particulier. Il permet donc à l’Ecole de souligner l’œuvre de cette personnalité ou son implication dans une communauté.

 

Georges Bohas, professeur à l’ENS et membre de l’Institut universitaire de France, a prononcé l’éloge de Abdel Kader Haïdara, directeur de la bibliothèque de Tombouctou, qui a apporté une formidable contribution au rassemblement et au sauvetage d’un grand nombre de manuscrits de la culture arabe. La profession, a-t-il noté, est peu ordinaire : prospecteur de manuscrits. Ce n’est pas tous les jours que l’ENS a l’opportunité de saluer le travail d’un homme au parcours hors du commun, et surtout hors des cursus universitaires, a souligné le professeur Georges Bohas.

 

La vie d’Abdel Kader Haïdara est indissociable de celle de la bibliothèque Mamma Haïdara qu’il a initiée et à laquelle il consacre tout son temps et toute son énergie. Le père d’Abdel Kader, Mamma Haïdara, n’était pas seulement un cadi (juge), il enseignait également les sciences classiques islamiques comme la jurisprudence et la grammaire arabe. Sa bibliothèque personnelle était l’une des plus vastes et des plus anciennes de la ville de Tombouctou.

 

A la mort de Cheick Mamma Haïdara en 1981, son fils Abdel Kader assure la relève dans la gestion de la bibliothèque et se lance dans une vaste entreprise : rassembler le plus grand nombre de manuscrits pour les préserver, les faire connaître et permettre au monde entier d’accéder à ces trésors de la culture. Prêtant son assistance à d’autres propriétaires de collections, Abdel Kader Haïdara a ainsi activement participé à la mise en place d’autres bibliothèques.

 

« C’est pour sa formidable contribution au rassemblement et au sauvetage de ces trésors culturels » que l’ENS est fière de lui décerner ses insignes de Docteur honoris causa. A noter que Abdel Kader Haïdara, président exécutif de l’ONG SAVAMA-DCI (Sauvegarde et valorisation des manuscrits pour la défense de la culture islamique), est aussi secrétaire aux affaires culturelles de l’Association pour l’évolution de l’Université de Sankoré de Tombouctou. Il est également membre de la World Digital Library, initiative de l’UNESCO et de la Library of Congress des USA.

 

Abdel Kader Haïdara a aussitôt « dédié cette distinction au Mali tout simplement ». Il a par ailleurs procédé à la signature du renouvellement l’accord de coopération de trois ans entre l’ENS de Lyon et la bibliothèque Mamma Haïdara. Cet accord a pour but non seulement de favoriser les échanges de chercheurs mais également d’assurer la formation des chercheurs maliens à l’édition de textes et leur préparation au doctorat, au cours de missions à Tombouctou ou lors de stages à l’ENS de Lyon. L’objectif, à terme, est la réalisation d’opérations communes d’édition et/ou de traduction dans le cadre d’ambitieux projets de recherche et de diffusion de la culture.

 

Jacques Samarut, président de l’ENS de Lyon, et Abdel Kader Haïdara, directeur de la bibliothèque Mamma Haïdara ont signé cet accord sous l’œil attentif d’un public conquis, et, notamment, de Yann Petel, conseiller maître à la Cour des comptes et membre du Conseil d’administration de l’École et Georges Bohas, cité plus haut.

 

Source: Youssouf Doumbia, Essor du 09 novembre 2012



Ajouté le 30/11/2012 par Essor - 0 réaction(s)